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ℒ E S ∆ P P ∆ R Ǝ N C E S
S ◎ N T T R ◎ M P Ǝ U S E S
et on ne s'attend pas à trouver, derrière un masque de détachement, une bombe à retardement qui s'essouffle. C'est l'histoire d'un homme et de son visage sur lequel ne passaient que des ombres. L'histoire d'un sourire qui ne s'étirait jamais complètement, des frémissements d'une peine dont on ignorait l'ampleur. Des lointains échos d'une rage en crescendo, trop longtemps mise en sourdine. Mais ça, c'était avant. Le masque est tombé, à présent ; le miroir s'est brisé. Quelque chose a éclaté dans son cœur, retourné sa cervelle et explosé ses veines. Un nom, quatre syllabes et c'est son monde à l'enfer : Horizona.
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☆彡 Horizona, qu'est-ce que c'est ? ミ☆
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« Tu la vois, cette étoile qui te nargue dans le ciel ? Celle qui te fait des clins d'œil en chantonnant "allez viens, je peux réaliser le moindre de tes rêves, je peux te rendre tout puissant ?" Je sais que tu la connais bien, Horizona ; c'est là où on s'évade la nuit, ou pour échapper à l'Ennui. On a tous une Horizona en soi. Certains ont simplement fait le choix de la renier parce qu'ils pensent qu'elle ne leur sert à rien, ou bien qu'elle n'a aucune raison d'exister. Mais la vérité, c'est qu'elle leur fait peur. Ils ont peur de croire en elle. Pourtant, on ne devrait pas rayer ses peurs mais plutôt les avaler pour être toujours plus fort, non ? » — 🎀 𝒜𝓁𝒾𝑒𝓃𝓸𝓇𝑒 🎀
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① Un rêve éveillé de tous les possibles, sans loi ni logique ?
② Un havre de lumière hors du temps, où la vie éternelle est à portée de main ?
③ Un paradis aux allures de royaume bonbon au-dessus des nuages ?
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… Ne dit-on pas que les apparences sont trompeuses ?
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lA lÉgEnDe..........................................................................................................




ʏᴏᴜ ʜᴀᴠᴇ ᴄᴀᴍᴇ ᴀᴄʀᴏss ᴀɴ ᴇɴᴅʟᴇss ᴅʀᴇᴀᴍ. ᴡᴀᴋᴇ ᴜᴘ.
ᴡᴀᴋᴇ ᴜᴘ. ᴡᴀᴋᴇ ᴜᴘ. ᴡᴀᴋᴇ ᴜᴘ. ᴡᴀᴋᴇ ᴜᴘ. ᴡᴀᴋᴇ ᴜᴘ._ ☎

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Horizona, ce n'est pas le Pays des Merveilles. Ce n'est pas non plus le monde des Bisounours, ni le Neverland, et encore moins un simple rêve... Mais plutôt un cauchemar éveillé, un bad trip du réel, la plus farfelue des horreurs déguisée en une délicieuse fantaisie psychédélique. Horizona, c'est votre caboche déréglée dans le moindre de ses recoins, vos délires les plus tordus, vos peurs les plus profondes. Horizona, c'est vos souvenirs égarés pour le meilleur comme pour le pire, vos fantasmes nocturnes et tous vos désirs refoulés. C'est toute la vérité de votre être qui apparaît sous vos yeux ébahis et se rit de vous en vous montrant du doigt. Horizona, c'est vous, et c'est bien pour cette raison que vous ne comprenez pas ce monde : parce que vous ne vous connaissez pas vous-même. Et c'est à rien n'y comprendre...
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① Un cauchemar éveillé habité par monstres, démons et fantômes
② Une prison temporelle dans laquelle le passé n'est jamais à l'abri de se répéter
③ Un enfer psychédélique et toxique à s'en aveugler l'âme, tournant - à l'envers - grâce à son unique carburant : l'esprit de ses déments d'habitants.



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Au cœur de l’Espace pulse l’Étoile des Rêves
Nue sous le voile diffus de ses nuages
Et couvant en son sein de sirène la plus entêtante des mélodies.
Parfois un frisson la traverse lorsqu’un éclair zèbre son ciel rose ici, vert là-bas
Électrifiant les reliefs bariolés qui naviguent sous sa surface comme des sangsues.
Pourtant seule et ignorée de tous dans l’immensité lactée
Son rire à haut voltage comble même le plus profond des trous noirs,
Et tout autour d'elle fait voltiger le burlesque catalogue des Objets Non Identifiés :
Soucoupes volantes plus si volantes que ça
Étoiles clignotantes à bout de souffle
Comètes handicapées
Astéroïdes brisés
Âmes en détresse
Et lui.
Il pénétre sa sphère et elle ouvre sur lui de grands yeux curieux : qui c’est, celui-là ? Encore un de ces monstres dont aucune autre planète n’a voulue et qui dérive, les canines prêtes à se planter dans la chair de la première étoile venue ? Me détruire, c’est ça qu’il veut ? Mais le vagabond n’a ni cornes, ni griffes, et il se tient là, hésitant à se laisser aspirer vers elle, comme s’il avait peur de lui froisser les pétales.
Il lève sa main vers elle, infiniment petit qu’il est, et lui demande la permission de toucher sa joue infiniment grande.
Mais elle aussi tend sa main vers lui. Le bout de ses doigts effleurant son menton, son cou, ses épaules, son torse…
Soudain les pupilles du vagabond se rétractent. Son souffle le quitte et ses ongles glissent sur la joue de la planète, y laissant une maigre cicatrice.
Elle lui a transpercé la poitrine.

Popom, poPOM, popom, POPom, popom, popOM, popom, POPpom,
balbutie son cœur qui bat à l’enfer, et un staccato de violons désaccordés lui répond. Mais il a autre chose à faire que de se demander d’où provient ce son (n’est-ce pas simplement le souffle de la planète ?), et encore moins pourquoi est-ce qu'il y a des yeux qui le dévisagent, là-haut dans le ciel (vous aussi, vous vous abreuvez à son malheur ?) — non, il n'a pas le temps de se poser toutes ces questions,
puisqu’une colonie d’insectes est en train de s’extirper de son cœur.
Fourmis à cornes. Cafards à antennes paraboliques. Huit-mille-pattes. Cloportes à nageoires. Papillons aux ailes enduites de beurre. Des millions de trillions de quadrillions de petites pattes qui rampent et lui chatouillent les côtes et font du toboggan dans ses artères et forniquent dans son âme sans la moindre retenue.
Ses mains creusent la terre et en arrachent des brins d’herbe violette par ci, bleue par là — couleurs que l’on retrouve dans le feuillage des arbres — arbres qui se tortillent sur eux-mêmes à une cadence folle — folie qui allume un feu de joie dans leurs longs doigts tendus vers le ciel…
… Sauf que cette fois, ce n’est pas un rêve. C’est ma réalité, se dit-il avec des papillons plein la gorge. Une décharge d’excitation l’a perforé de part en part, électrifiant ses bras et mordant son organe vital. L’herbe et le ciel multicolores, les arbres en flammes, les rires distordus qui résonnent dans la plaine comme une cassette défectueuse, et même les insectes — tout — dans son esprit, étrangement, rime avec "maison". Et il ne s’est jamais, ô grand jamais, senti aussi vivant.
Alienore avait raison, se dit-il. Ma place est ici. Mais ici, c’est où ? C’est là, sur une planète perdue quelque part dans le grand jardin de l'espace, mais où exactement ? À des coordonnées inexistantes, là ou l'œil ne peut voir que lorsqu'il ne regarde pas.





